Jacques Barbaud chante Brel

« Pour que le silence n’ait jamais le dernier mot »

Revue de presse
90 minutes du grand Brel revenu
90 minutes du grand Brel revenu



Non, ce n'est pas un spectacle, présenté par un grand imitateur, c'est une heure trente pendant laquelle le Jacques Barbaud qui se détache de l'ombre dans un pinceau de lumière aux intensités variantes n'existe plus et le public vit le spectacle du grand Brel en se laissant aller avec délectation à la mystification.

Sa passion immatérielle de l'interprète défunt, de ses textes et son travail acharné, qui comme un pianiste virtuose cent fois sur le métier remet son ouvrage pour ne pas trahir Chopin, font que cet ensemble de quatre musiciens soutenant la voix et le geste d'une sorte de réincarnation emporte tout une salle dans le mythe d'une présence par delà les mystères de l'outre tombe.

Jacques Barbaud est un grand artiste et le public ne s'y est pas trompé en le soutenant, dans ses prodigieux efforts, par des applaudissements nourris et des participations générales au chant des refrains célèbres.

En quelques mots de son parcours, l'artiste évoque sa découverte de Brel dans un après-midi devant la télé où il a rencontré Brel à travers un reportage sur sa vie et où il a acquis pour la première fois un CD de ses chansons. et puis, après les gammes et les gammes, les années de travail acharné pour avoir la capacité de l'interprétation à l'identique.

Après avoir remercié la Municipalité, Madame Annick Dudit et l'O.T.S.I. d'avoir permis à Jard cette soirée Brel, il aura du mal à convaincre ses auditeurs qui s'acharnent à le retenir que le temps du charme est terminé et qu'en conséquence il faut rompre et retourner dans les réalités. Ceux qui désireront retrouver les sensations de ce spectacle le pourront au rendez-vous que Jacques Barbaud leur propose au mois de Mars à Bournezeau.

Par Journal des Sables
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